Le mal du siècle (partie 1)

Bon, le titre est peut-être un peu dramatique pour parler de l’anxiété, j’en conviens. Il reste que depuis le début de ma pratique, j’ai le net sentiment que cette difficulté prend de plus en plus de proportions dans notre société. J’adresse cet enjeu avec la plupart de mes client.e.s. Même chez celles et ceux qui ne consultent initialement pas pour cela, l’anxiété ressort dans les échanges.

Déjà, l’anxiété est à ne pas confondre avec la peur, tel que mentionné dans mon billet sur les émotions. L’anxiété est l’appréhension d’une menace, appréhension d’un degré de réalisme et de logique variés, et la menace n’est pas immédiate. En effet, la plupart des gens qui ressentent de l’anxiété sont en mesure d’admettre que leur sentiment n’est souvent pas ancré dans la logique.

Maintenant, c’est bien beau de comprendre, mais quoi faire avec l’anxiété? Je vais donner ici quelques trucs de base pour adresser l’anxiété plus générale. Il faut garder en tête que les troubles anxieux sont nombreux et que des traitements spécifiques peuvent être nécessaires selon l’intensité du trouble. Ainsi, ce que je mentionne ici n’est pas un traitement psychothérapeutique mais plutôt des outils basiques pour gérer une anxiété légère, non pathologique.

Face à une personne anxieuse, j’explore d’abord avec elle sa gestion de ses besoins de base: alimentation régulière et saine, sommeil régulier et de la meilleure qualité possible, activation physique minimale régulière. Pour plusieurs, mettre ces éléments en place et maintenir leur pratique n’est pas une simple tâche. De nombreux enjeux peuvent faire obstacle. Par exemple, une personne qui a peur de rater une occasion (quelle qu’elle soit) peut avoir du mal à s’assurer d’aller au lit à une heure régulière.

Pourtant, une saine gestion des habitudes de vie est la base de la gestion de l’anxiété. D’une part, parce que la routine est un phénomène qui apporte naturellement un sentiment de rassurance. D’autre part, parce qu’un esprit et un corps reposés, bien alimentés, nourris d’hormones de plaisir et délestés de tensions physiques sont plus disposés à gérer sainement les événements de la vie. Certain.e.s professionnel.le.s considèrent même que l’activité physique régulière d’intensité moyenne peut remplacer la médication, chez certain.e.s. Par exemple ces ouvrages: http://www.editions-homme.com/techniques-faciles-pour-vaincre-anxiete/louise-reid/livre/9782764016848, http://www.broquet.qc.ca/produit/vaincre-lanxiete-medicaments/ .

Je vous invite donc à trouver vos motivations personnelles et intrinsèques à intégrer ces habitudes de vie. Identifiez les comportements que vous voulez adopter, puis les gains associés. Identifiez des comportements qui vous rendent fièr.e.s par lesquels remplacer les comportements que vous voulez changer. Faites une liste ou gardez un objet symbolique qui vous aide à vous rappeler vos objectifs et vos motivations.

Dans le prochain billet, je présenterai un outil complémentaire pour modeler les pensées qui sont source d’anxiété.